Facilité d’emploi
La PrimaDonna Soul est une belle bête de 11,4 kg, bien trop lourde pour être installée sur une étagère. Plus haute et profonde que large, elle demande une certaine place sur le plan de travail. Avant de passer à l’achat, assurez-vous d’avoir l’espace suffisant pour accueillir ce gros bébé.
Ses finitions ne sont pas comparables à celles de la Maestosa qui exhibe un beau revêtement *full *inox. La PrimaDonna est pour sa part recouverte majoritairement de plastique, qui inspire toutefois confiance et qui a le mérite de ne pas retenir les traces de doigts. Si l’inox sublime les machines, on a souvent vu lors des tests que les cafetières perdaient de leur superbe après avoir fait couler deux ou trois cafés.
La PrimaDonna Soul arbore le même écran tactile que celui embarqué sur la Maestosa, à la différence que celui-ci est fixe, et plus inclinable. Ce bel écran de 4,3 pouces donne accès aux 21 recettes qui sont proposées. Aux côtés des boissons classiques (expressos, cappuccinos, cafés longs), Delonghi décline de nouvelles recettes parmi lesquelles le Long Black qui n’est autre qu’un Americano inversé (l’eau chaude avant l’expresso), le Mug to go (un tasse de voyage est founi avec la machine), le Brew Over Ice (recette de café froid), et le Cortado (expresso + lait). Enfin, il est aussi possible d’obtenir de l’eau chaude pour le thé ou de générer de la vapeur (en vue de faire mousser du lait) à partir de cet écran.
Toutes les recettes sont personnalisables en appuyant sur la touche « + » : on peut modifier la quantité de café préparée, son intensité, la température et la proportion de lait le cas échéant. Cinq profils peuvent être configurés dans la PrimaDonna Soul. Ainsi, chacun des membres du foyer pourra personnaliser ses recettes à l’envie.
À cela s’ajoute une recette « Expresso Soul » qui fonctionne de concert avec la nouvelle fonctionnalité « Bean Adapt » déployée par Delonghi pour ce robot-broyeur. C’est là tout l’enjeu de la PrimaDonna Soul qui automatise tous les réglages en fonction du grain de café que l’on va consommer. Pour cela, il est indispensable de connecter sa cafetière au réseau Wi-Fi du foyer et de la configurer depuis l’application Coffee Link du fabricant italien. Depuis l’application, l’utilisateur doit donner plusieurs renseignements : la typicité de son café (100 % arabica ou arabica + robusta) ainsi que le degré de torréfaction du grain de café sur 4 niveaux (la couleur du grain définit le degré de torréfaction).
Captures de l’appli Delonghi Coffee Link.
Selon les informations renseignées, la PrimaDonna Soul va automatiquement définir la finesse du broyage, l’intensité de l’arôme, la température d’extraction ainsi que la quantité d’eau en tasse afin d’obtenir une extraction optimale. Il faut compter 5 extractions d’un expresso pour adapter le moulin aux différents réglages. Si les réglages par défaut ne convenaient pas à l’utilisateur, il peut demander à la PrimaDonna Soul d’ajuster les réglages en passant par l’application. À ce jour, l’application peut retenir en mémoire 4 types de cafés.
Avec sa PrimaDonna Soul, Delonghi intègre un assistant barista automatique et libère l’utilisateur de la lourde contrainte de configurer sa machine. Il permet d’éviter les mauvais réglages et de tirer le meilleur de son grain.
Pour en finir avec l’écran, il simplifie considérablement l’utilisation de la machine et la personnalisation des boissons. Tout y est écrit de façon très claire.
Dans sa conception, la PrimaDonna Soul ressemble en tout point aux cafetières automatiques du catalogue Delonghi. Le bac à grains est logé sur la partie supérieure de la machine ; il suffit de retirer le couvercle pour ajouter les grains de café. Son volume de 500 g est très généreux. Une petite trappe permet aussi d’insérer une dose de café moulu, bien pratique pour lancer des décas. Le réglage de la mouture peut être fait sur 13 niveaux afin d’en choisir la finesse.
Le réservoir d’eau de 2,2 litres est toujours situé sur le côté droit de la machine. Pour l’extraire, il suffit de le tirer légèrement vers soi. Son accès est grandement facilité. Le collecteur de marc est hébergé au niveau du plateau récolte-gouttes et du plateau repose-tasse, que l’on tire vers l’avant pour dégager les divers éléments. Tout est soigneusement pensé, y compris la position du bouton on/off qui n’est pas relégué à l’arrière de la machine.
Delonghi fournit un tasse de voyage et une carafe à lait « Thermale » sur laquelle il est possible de définir la quantité de mousse de lait. Par ailleurs, en démontant les buses d’extraction, on aperçoit qu’il y a désormais deux buses dédiées à l’extraction du café et une buse à eau.
Facilité d’entretien
La mise sous et hors tension de la PrimaDonna Soul est immédiatement suivie par un rinçage automatique des buses de distribution, ce qui est un très bon point. Chaque fois qu’il est nécessaire de remplir le réservoir, de vider le bac à marc ou le plateau récolte-goutte, la machine inscrit un message d’alerte sur l’écran. La façon de procéder est elle aussi indiquée, et il n’y a pas besoin de se référer au manuel papier.
Les buses sont démontables, ce qui permet de peaufiner le nettoyage de la machine. Et le petit plus qui ne gâche rien : les boissons lactées disposent de leur propre circuit et ne passent pas par les buses de café. Après chaque préparation d’une boisson lactée, la machine effectue un rinçage du système.
On accède à la chambre d’extraction en retirant le réservoir d’eau. Celle-ci se cache encore derrière un capot qu’on retire aisément. L’extracteur s’ôte facilement de son logement pour en retirer les résidus de café qui peuvent y moisir au fil du temps et on l’y replace tout aussi aisément. Il faudra cependant plonger le bras assez loin pour nettoyer tous les recoins.